Les souffrances du jeune Werther, de Goethe (1774)

lessouffrancesdujeunewertherTitre : Les souffrances du jeune Werther (titre original : Die Leiden des jungen Werthers)

Auteur : Goethe

Année : 1774

Genre : Classique

Histoire :

Werther est un jeune homme qui aime observer la nature et les belles choses autour du lui. Un jour, il rencontre à un bal une jeune fille nommée Charlotte dont il tombe amoureux et qui est aussi amoureuse de lui. Malheureusement, elle est déjà promise à un autre homme, Albert. Werther le rencontre et devient malgré tout ami avec lui, ne pouvant nier ses qualités. Finissant par se rendre compte totalement de l’impossibilité de son amour, il se suicide.

Critique :

ATTENTION ! SPOILERS !

Une courte critique pour un court roman qui ne m’a pas emballé autant qu’il l’aurait dû ou que j’aurais voulu. Les souffrances du jeune Werther m’attirait depuis longtemps pour être non seulement un des premiers livres emblématiques du « Sturm und Drang » (qui contamina le reste de l’Europe en inspirant le mouvement romantique), être de la littérature allemande (que je connais très peu, et que j’ai donc envie de découvrir) et finalement, pour la « légende » qui plane sur l’histoire de l’œuvre : il y aurait eu une vague de suicide de jeunes hommes l’ayant lu et ayant été inspirés par le terrible geste de Werther. Connaître la fin de l’histoire ne gâche rien, au contraire. Notre professeur de français m’avait quand même donné envie de le lire et tout comme je connaissais l’issue de l’histoire d’Anna Karenine, cela m’a permis de mieux voir la chute de Werther et l’évolution de ses sentiments.

Ce n’est pas ça qui a gâché ma lecture, mais sûrement un manque de sensibilité vis à vis du texte de Goethe, qui est très beau et qui m’a semblé très complexe à certains passages. Car à part quelques étapes essentiels dans l’histoire (rencontre avec Charlotte, rencontre avec Albert, etc…), il s’agit seulement des observations de Werther et de lettres où il exprime ce qu’il a sur le cœur. Il envoie à un ami (et au lecteur) toute sa souffrance, ou son bonheur, ou sa mélancolie et quand il ne le fait pas, c’est pour décrire un paysage ou une scène qu’il a vu et qui l’a profondément marqué . C’est donc une lecture dans laquelle il faut réussir à totalement s’imprégner et un style qui par moment me semblait presque frôler la poésie.

Malheureusement, si l’écriture de Goethe m’a paru très belle, les lamentations de Werther ont fini par profondément m’ennuyer, mais il s’agit sûrement là d’un manque de sensibilité de ma part au moment de ma lecture, car l’écrivain allemand fait, sans aucun doute, une très belle peinture de la souffrance d’un jeune homme…

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