Le Malade imaginaire, de Molière (1673)

lemaladeimaginaireTitre : Le Malade imaginaire

Auteur : Molière

Année : 1673

Genre : Théâtre, classique, comédie

Histoire :

Argan est un homme qui est persuadé d’être malade et qui décide de marier sa fille à un médecin. Mais sa fille est amoureuse d’un autre…La moqueuse servante Toinette décide alors d’arranger les choses…

Critique :

Le Malade imaginaire, dernière pièce de Molière, me réconcilie avec un des dramaturges français les plus connus. J’avais détesté Le Misanthrope et Le bourgeois gentilhomme, décrochant à peine un sourire, les personnages ne m’intéressant pas ni même l’intrigue. Mais cette dernière œuvre m’a beaucoup surprise : dès le début, les personnages sont attachants, même les secondaires. L’intrigue est simple (mais sans l’être trop, c’est positif, au contraire),  intéressante, sans avoir trop de personnages, et surtout, et c’est ce qu’on attendrait quand même de Molière : c’est drôle ! La servante Toinette se permet des commentaires moqueurs et très comiques, et Argan, obsédé par sa soi-disant maladie et se sentant assailli de partout, est hilarant, notamment lors de passages jouant sur le comique de répétitions, avec deux personnages se répondant très rapidement et se confrontant par la parole, mais Argan étant généralement dépassé. Molière est également extrêmement critique envers les médecins et se met même en abîme dans la pièce, le personnage d’Argan se fâchant contre cet auteur qui n’aurait donc pas honte de se moquer ainsi des médecins !

Le Malade imaginaire est donc une belle surprise, dernière pièce de Molière mais qu’il faudrait peut-être lire en premier, car elle semble être plus aboutie que d’autres tout aussi connues mais moins intéressantes.

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L’île des esclaves, de Marivaux (1725)

liledesesclavesTitre : L’île des esclaves

Auteur : Marivaux

Année : 1725

Genre : Comédie (Théâtre)

Histoire :

Iphicrate, Euphrosine et leurs esclaves Arlequin et Cléantis sont tous naufragés sur l’île des esclaves. Trivelin, un habitant de l’île, annonce aux esclaves qu’ils vont pouvoir échanger leur nom et leur situation avec ceux de leur maître. Ceux-ci deviennent esclaves de Arlequin et Cléantis…

Critique :

Les livres que j’ai à lire pour le cours de français m’ont déjà réservé de très bonnes surprises. Des lectures « forcées » de grands classiques qu’on aurait jamais pris le temps de découvrir par soi-même se révèlent parfois être des œuvres magnifiques qui finissent dans la liste de nos préférées. Et puis parfois, c’est une vraie torture que de devoir les lire et on passe son temps à regarder le nombre de pages qui nous reste. Malheureusement, L’île des esclaves a fait partie pour moi de cette dernière catégorie. Dieu merci, c’est du rapide à lire et en une heure, on peut déjà passer à autre chose. La fin de la pièce est plutôt brutale, tout s’arrange en « deux ex machina », tout va bien dans le meilleur des mondes et tout le monde est vertueux.

L’an dernier, j’avais vu la mise en scène de Christine Berg, et je dois dire que, très plate, elle ne m’avait pas tellement mis l’eau à la bouche non plus.

Je m’arrête déjà là pour cette critique. L’île des esclaves n’est pas une œuvre très inspirante et dont la seule raison que je puisse trouver pour la lire est la curiosité de la découvrir pour pouvoir la juger par soi-même.