Juste une mauvaise action, d’Elizabeth George (2014)

justeunemauvaiseactionTitre : Juste une mauvaise action (titre original : Just an evil act)

Auteur : Elizabeth George

Année : 2014

Genre : Policier

Histoire :

Alors que le lieutenant Lynley se reconstruit après un drame personnel, le sergent Havers est elle préoccupée par l’enlèvement de la fillette d’un ami, Azhar. La mère était partie sans donner de nouvelles avec sa fille en Toscane avant de revenir pour signaler le kidnapping de la petite., accusant Azhar d’avoir mis en œuvre cela pour se venger. Mais les choses s’avèrent être plus compliquées…

Critique :

J’ai pu lire Juste une mauvaise action dans le cadre de la masse critique organisée par Babelio et en ayant seulement lu le premier livre mettant en scène le sergent Havers et le lieutenant Lynley, Enquête dans le brouillard. J’avais beaucoup apprécié ce dernier et avait prévu de me replonger tôt ou tard dans une nouvelle aventure des deux enquêteurs.

En dépit des nombreuses critiques négatives ou du moins mitigées que j’ai lu sur plusieurs sites, il me semble que Juste une mauvaise action n’est pas un si mauvais roman, même s’il n’est pas un chef d’œuvre. L’affaire est très entraînante et bien que la fin soit prévisible, c’est avec plaisir qu’on se laisse porter par les multiples rebondissements qui ne sont pas redondants pour autant. Elizabeth George réussit malgré une enquête au départ très simple (l’enlèvement d’une fillette) à tisser une histoire sans longueurs et à construire une intrigue intéressante. Les personnages sont attachants, avec notamment une mention spéciale pour l’enquêteur italien Salvatore Lo Bianco dont j’espère qu’on recroisera le chemin dans les prochains romans. Havers est toujours aussi revêche et peu disposée à suivre les ordres et les conseils, mais elle est pourtant toujours aussi attachante. Quand à Lynley, il me semble qu’il est un peu en retrait pendant cette enquête, se remettant d’un traumatisme récent. Les lecteurs n’ayant donc pas lu les livres précédents seront peut-être un peu déçus (comme je l’ai été) de ne pas avoir pu suivre le fil de son histoire personnelle. J’ai lu également des lecteurs agacés par la traduction. Je ne peux pas en témoigner totalement mais il est dommage en effet que la traduction des phrases italiennes soient si maladroites. Elles sont parfois laissées (ce qui n’est pas un défaut en soi, car elles apportent parfois plus de réalisme aux scènes en Toscane) avec la même phrase traduite juste après, ce qui perturbe un peu le rythme des dialogues. Mais mis à part ces détails, Juste une mauvaise action reste un roman très intéressant qui nous entraîne réellement dans les rues et les paysages de la Toscane et dont on suit avec plaisir le récit et ses personnages.

La vierge dans la glace, d’Ellis Peters (1982)

laviergedanslaglaceTitre : La vierge dans la glace (titre original : The Virgin in the ice)

Auteur : Ellis Peters

Année : 1982

Genre : Policier, historique

Histoire :

Dans le Moyen-Age anglais, pendant la guerre civile et en plein cœur de l’hiver, le frère Cadfael doit se lancer à la recherche de trois jeunes voyageurs égarés. Il trouve alors un corps dans la glace .

Critique :

Coup de cœur inattendu pour ce polar historique se déroulant pendant le Moyen-Age, en Angleterre ! Avant de commencer ce livre, je ne connaissais ni d’Adam ni d’Eve Frère Cadfael, moine, détective à ses heures perdues et accessoirement un des personnages les plus importants de l’écrivaine anglaise Ellis Peters.

Dès le début, nous sommes plongés dans une ambiance inquiétante, perdus avec les personnages dans des tempêtes de neige, des forêts et des paysages très bien « évoqués » par l’écriture d’Ellis Peters. L’enquête est intéressante et pleine de rebondissements. Il s’agit au départ de la recherche de trois voyageurs qui se sont enfuis d’un couvent à cause de la guerre, et cette œuvre devient alors un jeu de pistes, surmonté en plus d’un crime dont il faut trouver le coupable. Il y a donc vraiment de tout dans ce livre policier qui parfois, ressemblerait même à un roman d’aventures ! Les personnages sont attachants (notamment Yves et frère Elyas), et même si je ne connaissais pas Frère Cadfael, on l’apprécie très vite et on découvre rapidement son histoire personnelle (et la fin réserve une surprise incroyable et très belle !). Le monde des moines et des monastères durant le Moyen-Age, que je ne connais pourtant pas trop, m’a alors beaucoup intéressée et ce sera avec plaisir que je lirais d’autres livres de la série !

C’est donc un roman très réussi sur tous les plans et que je vous conseille vraiment pour passer un bon moment !

Le Mystère d’Edwin Drood, de Charles Dickens (1870)

lemysterededwindroodTitre : Le Mystère d’Edwin Drood (titre original : The Mystery of Edwin Drood)

Auteur : Charles Dickens

Année : 1870

Genre : Roman à sensations

Histoire :

Edwin Drood est un jeune homme dont le destin est de se marier avec Rosa Bud. Mais la veille de Noël, il disparaît mystérieusement…Son oncle, John Jasper, se lance à sa recherche et soupçonne Neville Landless, jeune homme arrivé récemment avec sa sœur et qui avait eu une violente dispute avec Edwin Drood…

Critique :

L’année vient de commencer, et c’est déjà mon deuxième coup de cœur. Dickens m’avait tôt beaucoup plu, parfois moins, et j’avais hâte de découvrir ce dernier livre qui en fait le premier « roman à sensations » de l’auteur anglais. En effet, impressionné et jaloux à la fois du succès des œuvres de Wilkie Collins, il s’était à la fin de sa vie laisser tenter et avait donc bien entamé l’écriture de cette œuvre. Malheureusement, à cette époque, Charles Dickens est déjà vieux et sa santé s’était dégradée. Il est donc mort en ne finissant jamais son roman. Voulant garder le secret de la fin, il ne l’a racontée à personne et a enterré la solution du mystère d’Edwin Drood avec lui dans sa tombe. Ce dénouement, il a passionné beaucoup de personnes et de spécialistes qui se sont penchés sur la question. De nombreuses théories ont été émises. L’édition que je me suis procurée, d’Archi poche, a été achevée par le romancier Paul Kinnet qui a traduit et écrit donc une fin plausible. En finissant ce roman, j’ai été très convaincue par la solution qu’il apportait et elle me semble en effet la plus plausible, bien que j’aurais voulu peut-être avoir quelque chose de plus surprenant.

Pour ce qui est du reste du roman, j’ai été littéralement envoûtée par la plume de Dickens et par le ton terriblement ironique qu’il aborde souvent dans le récit. Il va même jusqu’à être hilarant en parlant par exemple des philanthropes. Edwin Drood met un certain temps à disparaître, et pourtant on ne s’ennuie pas une seule minute. Il est important de noter que contrairement à son habitude, il n’y a pas cette effusion de personnages qu’on retrouve habituellement chez Dickens. Ici, l’histoire reste quand même assez centrée sur les personnages d’Edwin, Rosa et Jasper et tous les autres sont très intéressants.

Je ne peux donc que vous conseillez ce roman, différent des précédents de Dickens et qui pour ma part, m’a vraiment passionné de bout en bout.

Le Noël d’Hercule Poirot, d’Agatha Christie (1938)

lenoeldherculepoirotTitre : Le Noël d’Hercule Poirot

Auteur : Agatha Christie

Année : 1938

Genre : Policier

Histoire :

Pour ce Noël, le vieux et riche Simeon Lee avait décidé d’inviter tous ces enfants, qui le détestaient. Du coup, la fête vire au cauchemar : on retrouve le soir du réveillon Simeon Lee assassiné sauvagement dans sa chambre, et ses diamants qu’il aimait tant ont été volés. Heureusement, Hercule Poirot pourrait bien dénouer ce mystère…

Critique :

J’adore l’ambiance de Noël, alors découvrir un Hercule Poirot dont le meurtre se passe pendant le réveillon dans une grande demeure familiale, j’adhère tout de suite. Par ces temps de fêtes de fin d’année, c’est donc avec plaisir que j’ai commencé ce livre. Et une fois de plus, Agatha Christie a su très bien me surprendre. Ce sont les mêmes ficelles qu’à l’habitude, mais elles marchent et m’enchantent toujours. Bref, Le Noël d’Hercule Poirot est plein d’éléments que j’aime retrouver dans les livres d’Agatha Christie : un bon meurtre (pas à l’arsenic, pour une fois), beaucoup de suspects, des identités parfois un peu floues, un majordome qui sert du thé à tout ce petit monde et un petit détective belge qui explique à merveille la solution à la fin.

Et pour l’an prochain, je me réserve  (si j’arrive à attendre jusque là!) Christmas Pudding, autre Hercule Poirot se déroulant pendant les fêtes de fin d’année…Vivement Noël prochain !

La taupe, de John le Carré (1974)

lataupeTitre : La Taupe

Auteur : John le Carré

Année : 1974

Genre : Roman d’espionnage

Histoire :

Londres, pendant la guerre froide. George Smiley, ancien maître-espion renvoyé, doit reprendre du service. Au sommet du MI6, surnommé le « Cirque » se cacherait une taupe soviétique parmi quatre hommes. George Smiley se doit de découvrir qui elle est…

Critique :

La réputation de John le Carré le précède : ancien agent lui-même du MI5 et du MI6, reconverti en écrivain de roman d’espionnage…J’avais hâte, très hâte de découvrir un roman se passant dans les services secrets britanniques durant la guerre froide. Surtout que la quatrième de couverture présentait le livre comme une fascinante plongée à travers les méthodes d’écoute et d’espionnage de l’époque. Du James Bond sans gadgets ni courses poursuites à tout bout de champ, quoi. Sauf que finalement, je me suis retrouvée un tantinet déçue, parce que j’en attendais trop. Dès le début, j’ai été très perdue dans l’histoire et quand je pensais enfin bien suivre, je ne comprenais à nouveau plus rien. Il y a beaucoup d’intrigues et de personnages et j’ai eu énormément de mal à comprendre les différents liens qu’il y avait entre eux. C’est dommage, parce que côté style d’écriture et dialogues, j’ai trouvé ça très bien et les personnages m’avaient l’air bien creusé, notamment George Smiley, même si du coup, je n’ai pas pu cerner toutes les petites subtilités. Je réessayerai donc un livre de John le Carré mais en connaissance de cause…

Enquête dans le brouillard, d’Elizabeth George (1988)

enquetedanslebrouillardTitre : Enquête dans le brouillard (titre original : A Great Deliverance)

Auteur : Elizabeth George

Année : 1988

Genre : Policier

Prix : Grand prix de littérature policière 1990

Histoire :

Dans le Yorkshire, William Teys est retrouvé assassiné, la tête coupée. A côté de lui, sa fille Roberta dit avoir fait cela et ne rien regretter. Deux policiers de Scotland Yard viennent de Londres pour enquêter : il s’agit de Thomas Lynley, bel inspecteur issu d’une famille riche et de Barbara Havers, d’origine modeste, pas très jolie et détestant Lynley et sa classe sociale.

Critique :

Premier livre d’Elizabeth George, c’est également le premier que je lis d’elle. Lynley et Havers se rencontrent et je les ai donc découvert en même temps. Bien que totalement opposés, ils sont attachants tous les deux et j’ai accroché immédiatement à cette équipe improbable, où les deux se complètent l’un l’autre grâce à leurs différences. Deux excellents personnages principaux lié au très beau style d’Elizabeth George, forcément je craquerai pour les autres livres de la série Lynley. Mais en plus de cela s’ajoute une enquête passionnante qui révèle tout le temps des surprises et qui tient en haleine jusqu’aux dernières pages. Même lorsque tout semble résolu, il y a encore de terribles découvertes. Car cette intrigue est en effet horrible, et je suis sortie bien secouée de cette lecture. Elizabeth George, bien qu’Américaine, place son histoire en Angleterre. Mais malgré les paysages romanesques de la campagne anglaise et les références à Jane Austen et surtout aux sœurs Brontë, on est très loin d’un petit meurtre « tranquille » à l’arsenic entre personnes de bonne société. Ici, la victime a eu le droit à la hache et à la fin, la « solution » et surtout la manière dont la vérité est dévoilée est macabre et très déstabilisante. C’est pourtant un beau « mélange » que nous livre Elizabeth George qui n’est donc pas un Agatha Christie ou un Conan Doyle, mais qui n’est pas pour autant un polar totalement noir à la Ellroy. C’est un juste milieu qui m’a beaucoup plu et que donc, je vous conseille sans hésitation.

Auprès de moi toujours, de Kazuo Ishiguro (2005)

aupresdemoitoujoursTitre : Auprès de moi toujours (titre original : Never let me go)

Auteur : Kazuo Ishiguro

Année : 2005

Genre : Contre-utopie

Histoire :

Ruth, Tommy et Kathy ont grandi ensemble à Hailsham, avec des centaines d’autres enfants. Kathy, des années plus tard, se souvient et se met enfin à raconter leur vie. Au fil des pages, la terrible vérité est mise à jour peu à peu…

Critique :

Difficile, de classer un livre pareil et même de dire si on l’a aimé ou pas. Déjà l’adaptation de Mark Romanek, qui m’a permis de découvrir cette histoire, m’avait totalement décontenancée et m’avait mise très mal à l’aise, au point qu’aujourd’hui encore, je suis incapable de dire que j’ai aimé le film. C’est pourquoi j’avais très peur de lire l’œuvre de Kazuo Ishiguro, même si de cet auteur, j’avais adoré « Les Vestiges du jour ». C’est d’ailleurs cette première expérience des livres de l’écrivain britannique qui m’a poussée à lire « Auprès de moi toujours ». La première remarque que je puisse faire sur cette lecture, c’est que maintenant, je ferais confiance à Ishiguro à chaque fois et que ses autres œuvres, qui ne m’attiraient pas forcément, vont quand même aller sur ma PAL. Il a une écriture extraordinaire, une plume légère, grave et qui semble très détachée à la fois. C’est très spécial, mais elle m’a totalement entraînée. Kathy, la narratrice, raconte des souvenirs, les mélange, et pourtant on suit toujours le fil de l’histoire et on est jamais perdu. On est seulement entraîné dans un monde qui est pourtant réel, celui de l’Angleterre de la deuxième moitié du XXème siècle, mais qui semble pourtant inconnu parce que les personnages n’en font pas totalement partie. Comme l’adaptation, le livre m’a beaucoup secouée, mais beaucoup plus positivement et j’en garderai un meilleur souvenir. L’Histoire cependant révolte, et parfois les personnages aussi, parce qu’on a envie de les secouer et de mieux comprendre les sentiments qui les habite. Parce que même si Kathy nous partage son ressenti, je ne l’ai pas totalement comprise, et tous ces personnages (Ruth, Tommy et les autres), même si on a l’impression à la fin de les connaître, je ne les ai pas totalement cernés. C’est en fait comme cela que j’ai ressenti l’œuvre de Kazuo Ishiguro : on est avec les personnages, on est dans leur monde, mais il reste entre nous et leur âme une frontière transparente et poreuse. Finalement, cela ne m’a pas empêché de pleurer comme une madeleine à la fin, chose qui m’arrive rarement en lisant un livre, surtout dont je connaissais déjà le dénouement, mais l’impuissance du lecteur face au destin des personnages et la plume incroyable de Kazuo Ishiguro touche au plus profond du cœur…Et le souvenir de ses livres ne nous quitte jamais !

Le Chien des Baskerville, de Sir Arthur Conan Doyle (1902)

lechiendesbaskervilleTitre : Le Chien des Baskerville (titre original : The Hound of the Baskerville)

Auteur : Sir Arthur Conan Doyle

Année : 1902

Genre : Policier

Histoire :

Dans le Devon, une terrible légende parcourt la lande depuis plusieurs générations aux alentours de la demeure des Baskerville : depuis qu’un ancêtre familial a atrocement commis la mort d’une jeune paysanne, un chien rode dans la lande. Cet animal, démoniaque selon ceux qui l’ont vu, serait à l’origine de la mort de Sir Charles Baskerville. Vient alors Sir Henry, dernier descendant de la famille, protégé de Watson pendant qu’Holmes mène l’enquête depuis Londres…

Critique :

Comme beaucoup, j’avais lu dans mon enfance quelques nouvelles de Sherlock Holmes dans des versions adaptées et raccourcies et dont malgré ça, je n’avais probablement pas compris toutes les subtilités de l’intrigue, si j’en crois mes souvenirs. Cependant, depuis que j’ai découvert la (oh combien merveilleuse et fantastique!) série Sherlock produite par la BBC et dont les intrigues sont modernisées, je me replonge plus sérieusement et surtout plus joyeusement dans les livres de Sir Arthur Conan Doyle. Après avoir relu Une étude en rouge, premier livre où apparaît le détective consultant, je me suis lancée donc dans Le Chien des Baskerville, non pas une nouvelle comme beaucoup des aventures de Holmes mais un roman comme le premier. Cependant, l’intrigue est tellement passionnante que malgré l’absence du célèbre enquêteur pendant une partie du livre, on avale les 200 pages en quelques merveilleuses heures de lecture. C’est donc sans hésitation que je vous conseille cette lecture qui vous plongera non pas à Londres comme d’habitude dans les enquêtes du héros de Conan Doyle mais dans la lande du Devonshire, où s’ajoute en plus de ce changement de lieu un côté fantastique avec cette mystérieuse légende . L’enquête est très bien menée et m’a beaucoup plus plu finalement qu’Une étude en rouge qui, malgré une première partie excellente, m’avait plus ou moins déçu dans la deuxième moitié du roman. Dans Le Chien des Baskerville, les étapes du livre sont plus classiques (exposition du mystère, enquête et péripéties, résolution du mystère avec les explications du détective) mais sont bien sûr efficaces.

Préparez-vous un bon thé, prenez votre couette pour ce début d’hiver et plongez-vous dans cette œuvre incontournable et captivante !

Un chant de Noël, de Charles Dickens (1843)

unchantdenoelTitre : Un chant de Noël (titre original : A Christmas carol)

Auteur : Charles Dickens

Année : 1843

Genre : Conte

Histoire :

Scrooge est un vieillard avare, solitaire et méchant. Le soir du réveillon de Noël, après avoir décliné catégoriquement l’invitation de son neveu à dîner, il rentre chez lui seul. Pour lui, cette fête n’a aucune raison d’être. Pourtant, durant la nuit, des esprits vont lui rendre visite. Son ancien associé décédé depuis sept ans mais aussi trois autres Fantômes qui vont lui prouver à quel point Noël et la bonne humeur qui va avec sont importants.

Critique :

Un chant de Noël est un beau livre pour les plus jeunes comme pour les plus vieux. Équilibre parfait entre des moments lumineux de Noël et des descriptions plus sombres de la misère de certains quartiers londoniens du XIXème siècle, ce conte fait un très bel éloge de la fête de Noël et du bonheur qu’elle apporte. Il diffuse un message universel en convaincant les lecteurs de l’importance de la fête, de la bonne humeur et surtout du partage. Car en plus d’être une très belle histoire humaine et fantastique à la fois, Un chant de Noël contient de nombreux messages dont un qui concerne un sujet très important à l’époque où Victoria était sur le trône : la misère. Tout au long du récit, la pauvreté et la richesse se côtoient. Finalement, il apparaît évident que Dickens accuse la domination des hommes les plus riches sur les plus pauvres, avec par exemple les employés sous-payés.

Pour finir, si vous avez en vue de lire ce livre, je conseille à ceux qui comme moi, n’arrivent pas à lire du Dickens en anglais, d’essayer de trouver une édition avec des annotations de bas de page. Elles expliquent des références culturelles et certains jeux de mots que fait Dickens qui sont vraiment très intéressants, en particulier si vous appréciez le contexte de l’Angleterre à l’époque victorienne et la langue de Shakespeare.

Le Train bleu, d’Agatha Christie (1928)

letrainbleuTitre : Le Train bleu

Auteur : Agatha Christie

Année : 1928

Genre : Policier

Histoire :

Le Train bleu est un luxueux train dans lequel se trouvent de riches personnes, principalement des Anglais, qui se rendent sur la Côte d’Azur. Parmi eux se trouve Ruth Kettering, fille d’un riche Américain, qui est assassinée dans sa cabine. Hercule Poirot, qui voyage lui aussi dans le train, décide de tirer ça au clair…

Critique :

Après ne plus avoir lu de romans d’Agatha Christie pendant des mois, j’ai décidé de choisir Le Train bleu pour l’été. En effet, des éléments très favorables sont promis par le résumé : des personnages qui vont sur la Côte d’Azur, mais surtout un crime commis dans un train, lieu que j’adule depuis Le Crime de l’Orient-Express. Cette fois-ci, il ne s’agit pas d’un huit clos et Poirot est sans un de ses amis que j’apprécie beaucoup, Hastings. Il est cependant accompagné par une jeune anglaise avec qui il lie une amitié très touchante et qui rend finalement le roman très frais. L’enquête devient le roman policier de Poirot et de cette femme justement amatrices d’intrigues policières, et on rêve d’être à sa place. Comme à son habitude, Agatha Christie nous fait soupçonner tout le monde, nous rend paranoïaque et nous berne totalement. Et comme toujours, on découvre la solution avec une surprise totale : Poirot a en effet pensé à un détail, le détail qui change tout.

C’est donc encore un superbe livre qu’Agatha Christie nous offre, à ne surtout pas manquer et à lire si possible sur la plage, pour être encore plus plongé(e) dans l’air de vacances qui se dégage de ce roman !

Et puis un petit plus pour la couverture de la nouvelle édition, très moderne, que j’adore ! (voir photo)