Le Malade imaginaire, de Molière (1673)

lemaladeimaginaireTitre : Le Malade imaginaire

Auteur : Molière

Année : 1673

Genre : Théâtre, classique, comédie

Histoire :

Argan est un homme qui est persuadé d’être malade et qui décide de marier sa fille à un médecin. Mais sa fille est amoureuse d’un autre…La moqueuse servante Toinette décide alors d’arranger les choses…

Critique :

Le Malade imaginaire, dernière pièce de Molière, me réconcilie avec un des dramaturges français les plus connus. J’avais détesté Le Misanthrope et Le bourgeois gentilhomme, décrochant à peine un sourire, les personnages ne m’intéressant pas ni même l’intrigue. Mais cette dernière œuvre m’a beaucoup surprise : dès le début, les personnages sont attachants, même les secondaires. L’intrigue est simple (mais sans l’être trop, c’est positif, au contraire),  intéressante, sans avoir trop de personnages, et surtout, et c’est ce qu’on attendrait quand même de Molière : c’est drôle ! La servante Toinette se permet des commentaires moqueurs et très comiques, et Argan, obsédé par sa soi-disant maladie et se sentant assailli de partout, est hilarant, notamment lors de passages jouant sur le comique de répétitions, avec deux personnages se répondant très rapidement et se confrontant par la parole, mais Argan étant généralement dépassé. Molière est également extrêmement critique envers les médecins et se met même en abîme dans la pièce, le personnage d’Argan se fâchant contre cet auteur qui n’aurait donc pas honte de se moquer ainsi des médecins !

Le Malade imaginaire est donc une belle surprise, dernière pièce de Molière mais qu’il faudrait peut-être lire en premier, car elle semble être plus aboutie que d’autres tout aussi connues mais moins intéressantes.

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Le bourgeois gentilhomme, de Molière (1670)

lebourgeoisgentilhommeTitre : Le bourgeois gentilhomme

Auteur : Molière

Année : 1670

Genre : Théâtre, comédie-ballet

Histoire :

Monsieur Jourdain, un bourgeois, veut apprendre les bonnes manières…

Critique :

Le Bourgeois gentilhomme devrait logiquement faire rire. Pourtant, c’est à peine si j’ai décroché un sourire en lisant cette pièce, à quelques répliques comme « Il y a quarante ans que je dis de la prose sans que j’en susse rien ». Le reste du temps, j’ai trouvé l’humour très lourd. Je n’ai pas non plus accroché aux multiples chants glissés dans le pièce. Le Bourgeois gentilhomme a été écrit pour être joué, peut-être la pièce est-elle plus amusante sur scène…

Un des points forts de cette comédie, cependant, est la critique très explicite du comportement des bourgeois. Monsieur Jourdain est d’une grande naïveté et d’un ridicule absolu.

En définitive, une pièce de théâtre dont j’attendais beaucoup, et qui m’a finalement beaucoup déçue.