Crime et châtiment, de Fiodor Dostoïevski (1866)

9782253082507FSTitre : Crime et châtiment

Auteur : Fiodor Dostoïevski

Année : 1866

Genre : Classique, policier

Histoire :

Raskolnikov est étudiant à Saint-Pétersbourg. Un jour, il assassine violemment une usurière et sa sœur. Pris de remords, il s’isole et pense que tout le monde le suspecte, devenant presque fou…

Critique :

Pendant quelques années, Crime et châtiment a fait partie de ces livres que je souhaitais lire mais que je n’osais pas ouvrir, non pas parce qu’il s’agit là d’une « grosse brique », mais parce que je pensais être encore trop jeune pour le découvrir, avec le risque de ne plus vouloir le relire plus tard (ce qui m’est arrivé avec d’autres œuvres lues trop tôt et dans lesquelles je n’ai toujours pas envie de replonger). C’est finalement un des plus gros coup de cœur de cette année 2014 et que je n’oublierai pas de sitôt ! Si ce livre vous fait peur, n’hésitez plus. Plongez-vous dedans, car il est d’une beauté extraordinaire. L’écriture de Dostoïevski est une pure merveille qui fait atteindre le sublime à des scènes comme celle du crime qui est absolument extraordinaire. A partir de ce moment, j’avais à la fois constamment envie de continuer de lire et de découvrir la suite, et pourtant j’avais peur de ce que j’allais justement découvrir. On s’identifie à ce Raskolnikov, ce criminel qui finit par devenir paranoïaque et fou, et on a envie qu’il échappe à la justice. On lui pardonne en partie son crime, car sa route finit par croiser celle de personnages coupables eux aussi et antipathiques. Raskolnikov est aussi un personnage très creusé psychologiquement et le miroir des opinions de Dostoïevski sur l’existence, la morale et la souffrance. Autour de lui gravitent d’autres personnages eux aussi plus incroyables les uns que les autres, bien que parfois un tantinet caricaturaux. C’est notamment le cas de Dounia, la sœur de Raskolnikov, un peu trop pure à mon goût et dont on retrouve ce type de personnage dans de nombreux romans du XIXème (c’est aussi peut-être ce qui fait leur charme?). Néanmoins, Crime et châtiment me « rabiboche » avec la littérature russe que j’avais évité après une première tentative avec Anna Karenine et me donne envie de découvrir le reste de l’œuvre de Dostoïevski. Son livre est véritablement un chef d’œuvre que je ne peux que vous inciter à découvrir et qui fait partie de ces œuvres à lire au moins une fois dans sa vie.

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Les Liaisons dangereuses, de Choderlos de Laclos (1782)

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Titre : Les Liaisons dangereuses

Auteur : Choderlos de Laclos

Année : 1782

Genre : Classique, roman épistolaire

Histoire :

A travers les lettres échangées entre les différents personnages, nous découvrons le vicomte de Valmont et la maquise de Merteuil, deux libertins amis et anciens amants mais pourtant en compétitions dans la séduction et les conquêtes. Valmont décide de séduire la vertueuse présidente de Tourvel et la marquise le met au défi de corrompre également la jeune et innocente Cécile de Volanges.

Critique :

Une longue lecture qui explique en partie le fait que je n’ai pas posté depuis longtemps, mais un roman très intéressant…

Contrairement à ce que le titre et le résumé semblent indiquer, Choderlos de Laclos n’a pas écrit un livre de libertinage, mais seulement un roman de mœurs où l’auteur dénonce le Mal régnant et corrompant même les personnages les plus vertueux. A travers de nombreuses lettres, il présente différents types de personnages ciselés et excellemment bien approfondis : le duo Valmont/Merteuil, de véritables libertins qui n’ont pour seul objectif les conquêtes et leurs « proies » (principalement Cécile de Volanges et la présidente de Tourvel). Valmont est un homme rusé, intelligent et donc dangereux. Il use de tous les moyens pour corrompre qui il veut et pour arriver à ses fins. Il semble maître de tout, comme son ancienne maîtresse, la marquise de Merteuil, libertine expérimentée et sans pitié mais qui, face au reste de la société, porte le masque de veuve vertueuse. A noter que les deux sont magnifiquement interprétés au cinéma par John Malkovitch et Glenn Close dans l’adaptation (parmi tant d’autres) du réalisateur Stephen Frears.

Dans son tableau des rapports amoureux et libertins mais aussi du besoin de vengeance, Choderlos de Laclos est particulièrement subtil et les passions des personnages sont par conséquent très convaincantes. En plus d’être soutenu par cela, l’œuvre est d’autant meilleure qu’elle est extrêmement bien écrite. Le style d’écriture est vraiment très beau malgré sa complexité, et les mots sont au service des sentiments des personnages et superbement bien utilisés.

Un classique à ne pas manquer, donc, et qui reste quand même très moderne !

Du côté de chez Swann (A la recherche du temps perdu, tome 1), de Marcel Proust (1913)

FC_Proust-Du cote.inddTitre : Du côté de chez Swann (A la recherche du temps perdu, tome 1)

Auteur : Marcel Proust

Année : 1913

Genre : Classique

Histoire :

Du côté de chez Swann est divisé en trois parties. Nous découvrons dans la première les souvenirs d’un jeune garçon vivant à Combray. La deuxième est consacrée à Swann, un homme qui fréquente la famille du jeune garçon et dont une des histoires d’amour est contée (Un amour de Swann). La troisième et dernière partie évoque elle les rêveries du jeune garçon de Combray.

Critique :

Moment difficile. Je vais devoir critiquer Proust, qui fait partie de ces auteurs pas facile à juger parce qu’ils sont des monuments connus et reconnus. Proust encore plus, il m’a fait bien peur, sa réputation le précède. Le pavé, je l’ai lorgné en me demandant ce que j’allais trouver dedans, si ça allait me plaire, si j’allais m’ennuyer. J’ai inspiré à fond en l’ouvrant à la première page. C’est comme rentrer dans un temple, une cathédrale ou un palais : vu de l’extérieur, c’est impressionnant. Mais que vais-je trouver à l’intérieur ?

Pour Proust, c’est indéniable, ce qu’on trouve à l’intérieur est beau. Moi qui pensais que les gens exagéraient en disant que les phrases font deux pages, j’ai découvert que la « légende » était vrai. Mais j’ai aussi découvert que une fois plongée dans le livre, ce n’est pas un obstacle. Il suffit de prendre son temps, de s’imprégner de l’ambiance. Ça peut être cependant très difficile, il faut en convenir. Finalement, c’est avec surprise que je me suis ennuyée à la deuxième partie « Un amour de Swann », qui est un roman dans le roman et qu’on fait généralement lire en cours de littérature. Je pensais donc que ce serait la partie la plus intéressante et la plus vivante à cause de l’histoire qui y est racontée, mais finalement, pas du tout. Ce récit d’un homme jaloux ne m’a pas intéressée, et j’ai été ensuite bien contente de retrouver les souvenirs de ce jeune garçon qu’est en réalité Proust sans que cela ne soit dit explicitement.

Ce qui ressort donc de cette œuvre sacrée, c’est donc une ambiance merveilleuse, un style superbe qui pourrait pourtant en effrayant certains mais qui pour ma part m’a presque ensorcelé, une fantastique peinture du souvenir et malheureusement, quelques moments d’ennui. Ce qui ne m’empêchera pas, quand j’aurais cependant bien digéré ce premier volume, de lire le tome suivant d’A la recherche du temps perdu, A l’ombre des jeunes filles en fleur, dont le titre me plaît déjà.

Le Malade imaginaire, de Molière (1673)

lemaladeimaginaireTitre : Le Malade imaginaire

Auteur : Molière

Année : 1673

Genre : Théâtre, classique, comédie

Histoire :

Argan est un homme qui est persuadé d’être malade et qui décide de marier sa fille à un médecin. Mais sa fille est amoureuse d’un autre…La moqueuse servante Toinette décide alors d’arranger les choses…

Critique :

Le Malade imaginaire, dernière pièce de Molière, me réconcilie avec un des dramaturges français les plus connus. J’avais détesté Le Misanthrope et Le bourgeois gentilhomme, décrochant à peine un sourire, les personnages ne m’intéressant pas ni même l’intrigue. Mais cette dernière œuvre m’a beaucoup surprise : dès le début, les personnages sont attachants, même les secondaires. L’intrigue est simple (mais sans l’être trop, c’est positif, au contraire),  intéressante, sans avoir trop de personnages, et surtout, et c’est ce qu’on attendrait quand même de Molière : c’est drôle ! La servante Toinette se permet des commentaires moqueurs et très comiques, et Argan, obsédé par sa soi-disant maladie et se sentant assailli de partout, est hilarant, notamment lors de passages jouant sur le comique de répétitions, avec deux personnages se répondant très rapidement et se confrontant par la parole, mais Argan étant généralement dépassé. Molière est également extrêmement critique envers les médecins et se met même en abîme dans la pièce, le personnage d’Argan se fâchant contre cet auteur qui n’aurait donc pas honte de se moquer ainsi des médecins !

Le Malade imaginaire est donc une belle surprise, dernière pièce de Molière mais qu’il faudrait peut-être lire en premier, car elle semble être plus aboutie que d’autres tout aussi connues mais moins intéressantes.

La Peste, d’Albert Camus (1947)

lapesteTitre : La Peste

Auteur : Albert Camus

Année : 1947

Genre : Classique

Histoire :

Le docteur Bernard Rieux vit à Oran, en Algérie. Un jour, il découvre devant sa porte un rat mort, qui est en fait le premier d’un longue série. Une épidémie de peste se déclare alors également chez les humains…

Critique :

Malgré mon allergie à L’étranger, j’avais quand même laissé La Peste sur ma PAL, pour ne pas m’arrêter à une seule œuvre de Camus et parce qu’il s’agit quand même d’un classique que je voulais découvrir. De plus, l’histoire m’inspirait pas mal et en feuilletant le livre, le style m’avait semblé quand même bien différent de celui de L’étranger. Et finalement, je ne regrette absolument pas ma lecture, qui est une très « jolie » surprise. La peste, symbolisant en réalité l’occupation allemande, est décrite d’une manière extraordinaire et on est littéralement pris dans l’épidémie et contaminés par ce roman. Camus ne parle pas seulement de l’aspect médical de la peste, mais surtout des réactions de la population et quels mouvements accompagnent cette épidémie, et c’est cela qui est intéressant. Oran, ville normale dans laquelle on pourrait y reconnaître la sienne, les habitants, normaux eux aussi, dans lesquels on pourrait reconnaître nos voisins. On finit vraiment par faire partie d’Oran, on se promène dans ses rues, on étouffe dans la chaleur de l’été et parce qu’on sent l’odeur de la maladie et des morts.

Contrairement à L’étranger qui m’avait marqué tant je n’avais pas aimé et qui ne m’avait pas du tout emporté, cette œuvre différente de Camus m’a elle bouleversée et parfois même choquée pendant certains passages et moments de l’histoire. Une lecture que je conseille donc à n’importe quel type de lecteur et lectrice, qui est absolument à découvrir et qui, à mon humble avis, ne peut laisser personne indemne.

Les souffrances du jeune Werther, de Goethe (1774)

lessouffrancesdujeunewertherTitre : Les souffrances du jeune Werther (titre original : Die Leiden des jungen Werthers)

Auteur : Goethe

Année : 1774

Genre : Classique

Histoire :

Werther est un jeune homme qui aime observer la nature et les belles choses autour du lui. Un jour, il rencontre à un bal une jeune fille nommée Charlotte dont il tombe amoureux et qui est aussi amoureuse de lui. Malheureusement, elle est déjà promise à un autre homme, Albert. Werther le rencontre et devient malgré tout ami avec lui, ne pouvant nier ses qualités. Finissant par se rendre compte totalement de l’impossibilité de son amour, il se suicide.

Critique :

ATTENTION ! SPOILERS !

Une courte critique pour un court roman qui ne m’a pas emballé autant qu’il l’aurait dû ou que j’aurais voulu. Les souffrances du jeune Werther m’attirait depuis longtemps pour être non seulement un des premiers livres emblématiques du « Sturm und Drang » (qui contamina le reste de l’Europe en inspirant le mouvement romantique), être de la littérature allemande (que je connais très peu, et que j’ai donc envie de découvrir) et finalement, pour la « légende » qui plane sur l’histoire de l’œuvre : il y aurait eu une vague de suicide de jeunes hommes l’ayant lu et ayant été inspirés par le terrible geste de Werther. Connaître la fin de l’histoire ne gâche rien, au contraire. Notre professeur de français m’avait quand même donné envie de le lire et tout comme je connaissais l’issue de l’histoire d’Anna Karenine, cela m’a permis de mieux voir la chute de Werther et l’évolution de ses sentiments.

Ce n’est pas ça qui a gâché ma lecture, mais sûrement un manque de sensibilité vis à vis du texte de Goethe, qui est très beau et qui m’a semblé très complexe à certains passages. Car à part quelques étapes essentiels dans l’histoire (rencontre avec Charlotte, rencontre avec Albert, etc…), il s’agit seulement des observations de Werther et de lettres où il exprime ce qu’il a sur le cœur. Il envoie à un ami (et au lecteur) toute sa souffrance, ou son bonheur, ou sa mélancolie et quand il ne le fait pas, c’est pour décrire un paysage ou une scène qu’il a vu et qui l’a profondément marqué . C’est donc une lecture dans laquelle il faut réussir à totalement s’imprégner et un style qui par moment me semblait presque frôler la poésie.

Malheureusement, si l’écriture de Goethe m’a paru très belle, les lamentations de Werther ont fini par profondément m’ennuyer, mais il s’agit sûrement là d’un manque de sensibilité de ma part au moment de ma lecture, car l’écrivain allemand fait, sans aucun doute, une très belle peinture de la souffrance d’un jeune homme…

L’Oeuvre, d’Emile Zola (1886)

loeuvreTitre : L’Oeuvre

Auteur : Emile Zola

Année : 1886

Genre : Classique

Histoire :

Claude Lantier, fils de Gervaise Macquart et d’Auguste Lantier, est devenu peintre et est installé à Paris dans son petit atelier. Un soir qu’il pleut, il retrouve devant sa porte une jeune fille nommée Christine, qui devient sa muse. Mais ses peintures sont mal reçues, Claude devient un artiste continuellement insatisfait et qui ne finit plus grand chose. Epaulé pourtant par Christine, il sombre peu à peu dans la folie en essayant d’achever une œuvre sur une toile géante…

Critique :

L’Oeuvre n’est de loin pas le meilleur roman d’Emile Zola, suivant le même schéma que l’Assommoir par exemple (l’histoire de Gervaise, mère de Claude), où le personnage principal sombre peu à peu dans la misère et la morosité, ce qui explique pourquoi la première moitié du roman est bien plus facile à lire.

Les personnages secondaires, bien que je m’y suis perdue un peu parfois (notamment avec tous les amis artistes, sauf les principaux), sont tout aussi attachants que Claude et parfois bouleversant. Il y a Christine bien sûr, qui soutient sans relâche son artiste et qui doit lutter contre cette œuvre qui finit par le prendre tout entier, ses amis comme Sandoz mais surtout un autre personnage, qui m’a beaucoup interpellé : l’enfant de Christine et Claude, Jacques. Leur œuvre à eux deux finalement, mais qui pâtit du métier et de la passion démesurée de son père pour son art. Et même lui, dans le pire, devient quelque chose à observer pour Claude, quelque chose à peindre. Car pour Claude comme pour Zola finalement, tout est à observer, tout est à peindre et  tout est à écrire.

L’Oeuvre est en effet surtout intéressant pour sa réflexion sur l’art. Pour le peintre Claude et son ami l’écrivain Sandoz, Emile Zola s’est inspiré en fait de lui-même et de son ami Cézanne. Zola, quand il parle des espoirs et des désespoirs de l’artiste, sait donc de quoi il parle. L’auteur naturaliste dresse une très belle peinture de la figure du peintre continuellement insatisfait, critiqué par le public et totalement obsédé par son art. Mais il décrit aussi très bien le monde de l’art en général, cela à travers les amis et les personnages qui entourent Claude : celui qui a du succès, celui qui veut faire du profit, celui qui veut conduire certains artistes à la gloire grâce à ces articles, etc…Il le fait à travers de scènes très bien écrites qui se déroulent dans le Salon, lieu où des centaines et des milliers de peintres exposent. Zola présente alors très bien les angoisses de l’artiste, cherchant où est placé son œuvre, son bébé, puis épiant les visiteurs et leur réaction, de peur qu’elle ne plaise pas parce que trop innovante. Une peur que Zola devait sûrement ressentir lui-même quand ses livres étaient publiés, et qu’il retranscrit très bien. Il parle aussi de la querelle entre les Anciens et les Modernes, querelle qui finalement continue dans certains arts, sauf que les Modernes sont devenus les Anciens. L’art, en continuelle évolution…

Le Grand Meaulnes, d’Alain-Fournier (1913)

legrandmeaulnesTitre : Le Grand Meaulnes

Auteur : Alain-Fournier

Année : 1913

Genre : Classique

Histoire :

François Seurel a 15 ans et vit à Saint-Agathe avec ses parents instituteurs. Un jour arrive Augustin Meaulnes, 17 ans, surnommé « Le Grand Meaulnes ». François se lie d’amitié avec lui, sans encore savoir que cette rencontre va bouleverser son adolescence.

Critique :

Je ne suis pas une grande amatrice des romans français du XX ème où l’auteur s’inspire de sa propre enfance ou adolescence pour raconter l’histoire d’un jeune garçon qui raconte une histoire d’amitié ou comment se passe sa petite vie au fin fond de la France. Le début n’a pas été pour me rassurer, avec un style d’écriture à première vue assez froid. Et pourtant, Alain-Fournier a finalement réussi à me captiver. Car, en effet, l’écrivain ne fait pas seulement que raconter le quotidien d’un jeune garçon, il réussit à mettre de la magie dans son récit et à nous convaincre que ce que vivent François Seurel et le Grand Meaulnes est une aventure extraordinaire. Au début sceptique, on finit par rentrer totalement dans le jeu et à vouloir découvrir nous aussi où se trouver le « Pays perdu ». Chose qui m’a totalement étonnée, beaucoup de personnages du livre m’ont semblé irréels et du domaine du merveilleux à la fois : Frantz de Galais, totalement fantasque, qui disparaît et réapparaît à sa guise, Yvonne de Galais, apparition pure et surréaliste ou même Augustin Meaulnes, mystérieux, aventurier et passionné, donc finalement figure type de l’adolescent. Tous ces personnages ont fini par m’ensorceler et je me suis attachée à eux tour à tour.  Et pour finir, Alain-Fournier nous offre une fin sublime dont on se souvient…Et pour la triste anecdote, l’auteur lui-même a eu une fin marquante puisqu’un an après l’apparition de son roman, la première guerre mondiale l’a emporté à tout jamais…

« Le Grand Meaulnes » est donc une très belle découverte qui ne fera peut-être pas partie de mes romans préférés mais qui est cependant un livre que je conseillerai à tous, aux jeunes comme aux adultes.

Notre-Dame de Paris, de Victor Hugo (1831)

notredamedeparisTitre : Notre-Dame de Paris

Auteur : Victor Hugo

Année : 1831

Genre : Classique

Histoire :

A la fin du Moyen-Age, Paris. Des personnages se croisent, passionnément et parfois violemment : la populace parisienne mais surtout la jeune bohémienne Esmeralda, le capitaine Phoebus, l’étrange archidiacre Jehan Frollo et tout en haut de la cathédrale de Notre-Dame, le bossu Quasimodo…

Critique :

Après avoir été durant l’enfance une adepte du merveilleux film de Walt Disney « Le bossu de Notre-Dame », il fallait bien retourner à l’oeuvre de l’origine, en l’occurrence celle de Victor Hugo. De ses romans (et non pas de ses pièces de théâtre ou de sa poésie, soyons bien d’accord!), « Les Misérables » m’avaient un peu rebutée et je n’avais réussi qu’à lire les 70 premières pages. Pourtant,  « Notre-Dame de Paris » était sur ma PAL et elle y est restée comme faisant partie de livres que je voulais à tout prix lire. C’est maintenant chose faite, et je suis bien contente. Victor Hugo, sauf pendant quelques passages un peu longs (surtout lorsqu’on ne connaît pas trop Paris, ses rues, etc…), m’a totalement transportée dans le Paris de la fin du Moyen-Age. Malgré le temps qu’il m’a fallu pour lire son œuvre , c’était un plaisir de se replonger à chaque fois dans le quartier de Notre-Dame de Paris. Forcément, j’avais quelques images du dessin-animé en tête, mais elles m’ont seulement aidé à me représenter l’architecture qu’avait le Paris de l’époque. Car l’histoire, même si elle ressemble au scénario de Disney dans les grandes lignes, comporte cependant beaucoup d’autres personnages et d’autres éléments très intéressants qui rendent le récit encore plus prenant et tragique. Car « Notre-Dame de Paris » est une histoire tragique et terrible, mais aussi sublime et émouvante, par des personnages et surtout des scènes inoubliables qui nous emportent dans un tourbillon d’émotions. Une lecture dont on ne sort pas indemne !

Les Hauts de Hurlevent, d’Emily Brontë (1847)

leshautsdehurleventTitre : Les Hauts de Hurlevent

Auteur : Emily Brontë

Année : 1847

Genre : Classique

Histoire : Dans la campagne anglaise, le jeune vagabond Heathcliff est recueilli par Mr. Earnshaw, déjà père de deux enfants. C’est le début d’une longue histoire d’amour, de haine, de vengeance et de famille qui continuera sur plusieurs générations.

Critique : Les Hauts de Hurlevent d’Emily Brontë, même si selon moi ne dépasse pas l’oeuvre de sa sœur Charlotte, Jane Eyre (publié la même année), est un classique anglais magnifique qui sent bon la campagne anglaise, les tourments de la nature et des sentiments…Car les personnages sont passionnés et haïssent à pleine mesure. Et si je suis incapable de trouver de défauts à l’histoire ou au style d’écriture, j’ai cependant du mal avec les personnages. Mis à part la narratrice, Mrs. Dean, tous semblent atteints de folie d’une manière ou d’une autre et très peu sont attachants durant toute l’histoire. Beaucoup mettent mal à l’aise et par leurs actes ou leur caractère, vous mettent une boule au ventre. Il reste donc Nelly, la gouvernante, personnage que je trouve finalement le plus attachant et la plus intelligente. Et il y a aussi l’écriture et les descriptions d’Emily Brontë, qui nous plonge totalement aux Hauts de Hurlevent.

A noter qu’il y a beaucoup d’adaptations de ce classique (tout comme de Jane Eyre), avec pour certains des acteurs et des actrices prestigieux comme Juliette Binoche ou Ralph Fiennes et une version sortie très récemment signée Andrea Arnold.