La vierge dans la glace, d’Ellis Peters (1982)

laviergedanslaglaceTitre : La vierge dans la glace (titre original : The Virgin in the ice)

Auteur : Ellis Peters

Année : 1982

Genre : Policier, historique

Histoire :

Dans le Moyen-Age anglais, pendant la guerre civile et en plein cœur de l’hiver, le frère Cadfael doit se lancer à la recherche de trois jeunes voyageurs égarés. Il trouve alors un corps dans la glace .

Critique :

Coup de cœur inattendu pour ce polar historique se déroulant pendant le Moyen-Age, en Angleterre ! Avant de commencer ce livre, je ne connaissais ni d’Adam ni d’Eve Frère Cadfael, moine, détective à ses heures perdues et accessoirement un des personnages les plus importants de l’écrivaine anglaise Ellis Peters.

Dès le début, nous sommes plongés dans une ambiance inquiétante, perdus avec les personnages dans des tempêtes de neige, des forêts et des paysages très bien « évoqués » par l’écriture d’Ellis Peters. L’enquête est intéressante et pleine de rebondissements. Il s’agit au départ de la recherche de trois voyageurs qui se sont enfuis d’un couvent à cause de la guerre, et cette œuvre devient alors un jeu de pistes, surmonté en plus d’un crime dont il faut trouver le coupable. Il y a donc vraiment de tout dans ce livre policier qui parfois, ressemblerait même à un roman d’aventures ! Les personnages sont attachants (notamment Yves et frère Elyas), et même si je ne connaissais pas Frère Cadfael, on l’apprécie très vite et on découvre rapidement son histoire personnelle (et la fin réserve une surprise incroyable et très belle !). Le monde des moines et des monastères durant le Moyen-Age, que je ne connais pourtant pas trop, m’a alors beaucoup intéressée et ce sera avec plaisir que je lirais d’autres livres de la série !

C’est donc un roman très réussi sur tous les plans et que je vous conseille vraiment pour passer un bon moment !

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Un certain goût pour la mort, de P.D. James (1986)

uncertaingoutpourlamortTitre : Un certain goût pour la mort (titre original : A Taste for Death)

Auteur : P.D.James

Année : 1986

Genre : Policier

Prix : Grand prix de littérature policière 1988 (roman étranger)

Histoire :

Dans la sacristie de l’église St-Matthew, à Londres, deux corps sont retrouvés avec la gorge coupée. Le premier est un clochard, l’autre s’appelle Paul Berowne, vient d’une vieille famille de baronnet et connaissait une brillante carrière politique. L’inspecteur Adam Dalgliesh, accompagné de ses collègues Kate Miskin et Massinghton.

Critique :

Côté romans policiers, Un certain goût pour la mort est une excellente surprise. Dès le début du livre, le style d’écriture m’a impressionné et m’a réellement envoûtée : c’est fignolé, il y a de belles descriptions sans qu’elles soient trop longues pour autant. Du coup, P.D.James dont il s’agit là du premier roman que je lis marque un très bon point là-dessus. La scène du meurtre est superbement décrite, tout comme par la suite de l’œuvre les pensées et les sentiments des personnages. Car ce qui est très intéressant dans ce livre, c’est la place importante que donne P.D.James à la psychologie des enquêteurs, notamment de Kate Miskin dont le personnage m’a beaucoup convaincue. A travers l’enquête et les personnages, P.D.James creuse surtout le sujet de l’importance de la famille et des liens du sang, et les répercutions qu’elle peut avoir sur la carrière et la vie sentimentale. Heureusement d’ailleurs que le roman ne se base pas seulement sur l’enquête qui, bien que prenante pour le suspense créé sur l’identité du coupable, est parfois assez complexe et pas toujours très intéressante à mon goût.

Un certain goût pour la mort reste cependant un excellent roman policier à ne pas manquer et qui pour ma part, me motive d’autant plus à découvrir d’autres romans de cet écrivaine !

Le Mystère de la chambre jaune, de Gaston Leroux (1908)

lemysteredelachambrejauneTitre : Le Mystère de la chambre jaune

Auteur : Gaston Leroux

Année : 1908

Genre : Policier

Histoire :

La chambre jaune est une chambre totalement close de l’intérieur. Mlle Stangerson y a pourtant été victime d’une tentative de meurtre, et personne ne comprend comment le voleur a pu s’échapper de la pièce. Heureusement, le jeune journaliste Rouletabille raisonne avec le « bon bout de la raison »….

Critique :

Le mystère de la chambre jaune fait partie des romans policiers et des énigmes les plus connus. Après en avoir tant entendu parler et ne connaissant pas le dénouement, j’étais pressée de découvrir la solution du mystère. J’ai pourtant, au début, eu un peu peur. Le narrateur et à travers lui, Gaston Leroux, fait comprendre au lecteur qu’il dépassera l’œuvre de Conan Doyle et que son Rouletabille est plus doué que les autres limiers. Un peu freinée par cette crise de supériorité, j’ai heureusement beaucoup accroché par la suite. Le mystère, bien qu’il soit égal et non pas supérieur à ceux de Conan Doyle ou ceux de cette chère Agatha Christie, est excellent et le style d’écriture permet une lecture fluide et très agréable, qui nous transporte et qui accentue notre curiosité face au mystère. Mais une des grandes force de ce roman est surtout la manière dont Leroux ne nous lâche jamais et nous donne constamment des rebondissements et des moments d’actions, sans les exagérer pour autant. Et ce qui nous surprend le plus, c’est la révélation du nom du coupable. Il faut reconnaître là que Leroux surprend et dévoile le seul nom auquel on n’avait pas pensé. L’explication du « comment » le coupable est sorti de la chambre jaune paraîtra sûrement un peu bancal pour certains, et cela est tout à fait compréhensible. Personnellement, elle m’a convaincue à moitié seulement mais n’a pas pour autant gâcher le plaisir que j’ai eu à lire ce roman, où tous les indices sont très bien parsemés et qui se dévore rapidement.