La Dame du manoir de Wildfell Hall, d’Anne Brontë (1848)

ladamedumanoirdewildfellhallTitre : La Dame du manoir de Wildfell Hall (titre original : The Tenant of Wildfell Hall)

Auteur : Anne Brontë

Année : 1848

Genre : Roman épistolaire

Histoire :

Mrs. Helen Graham, une jeune veuve mystérieuse, arrive à Wildfell Hall avec son fils. Gilbert Markham, un fermier prospère promit à la fille du pasteur, tombe pourtant amoureux d’elle. Ne sachant s’il faut croire les rumeurs qui courent sur elle, il découvre peu à peu le passé et le mystère qui entoure cette jeune femme…

Critique :

NB : Ce livre a été plus souvent publié sous le nom de La Recluse du manoir de Wildfell Hall. Le titre La Dame du manoir de Wildfell Hall est celui d’Archipoche et de la traduction de Denise et Henry Fagne.

Ayant lu les deux œuvres majeures de Charlotte et Emily, j’avais hâte de découvrir celle de la troisième sœur Brontë, injustement moins connue auprès du grand public. En effet, je me suis rendue compte que La Dame du manoir de Wildfell Hall était égal aux Hauts de Hurlevents ou à Jane Eyre, voire supérieur. Après la mort d’Anne, Charlotte a eu la grossière erreur de dire que sa sœur avait mal choisi son sujet, l’alcoolisme. Elle ne savait pas qu’en réalité, il était en fait d’une grande modernité et que l’histoire du livre en faisait un des premiers grands romans féministes. C’est un des points que j’ai énormément apprécié d’ailleurs. Le personnage principal, Helen Graham, est une femme qui, avec son expérience, ne va pas hésiter à braver les conventions et va très justement conquérir sa liberté. Cela ne l’empêche pas d’être une femme généreuse, trop même au début. Mais, et c’est là encore une autre force du livre, les personnages évoluent au fur et à mesure de l’histoire et mûrissent.

En plus du fond, le roman m’a également beaucoup plu d’un point de vue de la forme. Comme les Hauts de Hurlevent d’ailleurs, il s’agit d’une histoire ancrée dans une autre histoire, des journaux intimes réécrits dans des lettres. J’aime beaucoup ce style qui consiste à mettre en abyme une histoire dans une autre histoire.

Œuvre donc à lire si vous aimez la littérature anglaise, et en particulier si vous avez aimé les autres Brontë : c’est un très beau bijou !

J’ai gagné ce livre à un des concours de Satinesbooks ! Mes remerciements à elle et n’hésitez pas à aller voir son blog, très soigné et aux critiques très agréables à lire ! 😀

La Dame aux camélias, d’Alexandre Dumas fils (1848)

ladameauxcameliasTitre : La Dame aux camélias

Auteur : Alexandre Dumas fils

Année : 1848

Genre : Romance, classique

Histoire :

Armand Duval, un jeune bourgeois, tombe un jour amoureux d’une courtisane nommée Marguerite Gautier. Cet amour est réciproque mais leur histoire d’amour devient vite impossible…

Critique :

La Dame aux camélias est considéré comme le chef d’œuvre d’Alexandre Dumas fils et fut inspiré par son histoire d’amour avec la courtisane parisienne Marie Duplessis. Ce roman est vraiment un grand classique français à ne pas manquer, qui a d’ailleurs inspiré le non moins célèbre opéra de Guiseppe Verdi, La Traviata.

L’histoire d’amour entre Armand Duval et Marguerite Gautier est vraiment très belle, bien qu’impossible. C’est là l’enjeu du récit : comment pourraient-ils « échapper » aux conventions pour vivre leur amour pleinement ? En plus de cette histoire romantique, c’est donc une peinture impressionnante de la vie mondaine parisienne qui est faite par Dumas fils. Celui-ci aborde aussi le sujet des courtisanes de l’époque, qui vivaient grâce aux « dons » de leurs riches amants. Justement, dans La Dame aux camélias, Marguerite devrait renoncer à cela et à son coûteux train de vie. Mais cela suffira-t-il ? Dans ce roman, les deux amants doivent donc choisir entre la « raison » et la passion.

La seule chose que je regrette après la lecture de La Dame aux Camélias, ce sont les nombreux « je te quitte moi non plus » qui m’ont rapidement lassée. Tout au long du livre, des problèmes viennent entraver les projets amoureux de Marguerite et d’Armand, et à chaque fois, ce sont des fuites, des pleurs, des retrouvailles.

Le roman d’Alexandre Dumas fils reste cependant un très beau récit, court et facile à lire que je vous encourage à découvrir si vous ne l’avez encore jamais lu.

A noter également que beaucoup de grandes actrices ont interprété le rôle de Marguerite Gautier dans des adaptations du livre :

  • Sarah Bernhardt en 1912, dans un film d’André Calmettes et Henri Pouctal
  • Greta Garbo dans le film « Le Roman de Marguerite Gautier », de George Cukor (1936)
  • Abel Gance en a également fait un film en 1934

Ainsi que bien d’autres adaptations avec Isabelle Huppert ou Lillian Gish.

Le film « Moulin Rouge » de Baz Luhrman avec Nicole Kidman et Ewan McGregor (2001) s’en inspire très librement.