La Peste, d’Albert Camus (1947)

lapesteTitre : La Peste

Auteur : Albert Camus

Année : 1947

Genre : Classique

Histoire :

Le docteur Bernard Rieux vit à Oran, en Algérie. Un jour, il découvre devant sa porte un rat mort, qui est en fait le premier d’un longue série. Une épidémie de peste se déclare alors également chez les humains…

Critique :

Malgré mon allergie à L’étranger, j’avais quand même laissé La Peste sur ma PAL, pour ne pas m’arrêter à une seule œuvre de Camus et parce qu’il s’agit quand même d’un classique que je voulais découvrir. De plus, l’histoire m’inspirait pas mal et en feuilletant le livre, le style m’avait semblé quand même bien différent de celui de L’étranger. Et finalement, je ne regrette absolument pas ma lecture, qui est une très « jolie » surprise. La peste, symbolisant en réalité l’occupation allemande, est décrite d’une manière extraordinaire et on est littéralement pris dans l’épidémie et contaminés par ce roman. Camus ne parle pas seulement de l’aspect médical de la peste, mais surtout des réactions de la population et quels mouvements accompagnent cette épidémie, et c’est cela qui est intéressant. Oran, ville normale dans laquelle on pourrait y reconnaître la sienne, les habitants, normaux eux aussi, dans lesquels on pourrait reconnaître nos voisins. On finit vraiment par faire partie d’Oran, on se promène dans ses rues, on étouffe dans la chaleur de l’été et parce qu’on sent l’odeur de la maladie et des morts.

Contrairement à L’étranger qui m’avait marqué tant je n’avais pas aimé et qui ne m’avait pas du tout emporté, cette œuvre différente de Camus m’a elle bouleversée et parfois même choquée pendant certains passages et moments de l’histoire. Une lecture que je conseille donc à n’importe quel type de lecteur et lectrice, qui est absolument à découvrir et qui, à mon humble avis, ne peut laisser personne indemne.

Publicités

La taupe, de John le Carré (1974)

lataupeTitre : La Taupe

Auteur : John le Carré

Année : 1974

Genre : Roman d’espionnage

Histoire :

Londres, pendant la guerre froide. George Smiley, ancien maître-espion renvoyé, doit reprendre du service. Au sommet du MI6, surnommé le « Cirque » se cacherait une taupe soviétique parmi quatre hommes. George Smiley se doit de découvrir qui elle est…

Critique :

La réputation de John le Carré le précède : ancien agent lui-même du MI5 et du MI6, reconverti en écrivain de roman d’espionnage…J’avais hâte, très hâte de découvrir un roman se passant dans les services secrets britanniques durant la guerre froide. Surtout que la quatrième de couverture présentait le livre comme une fascinante plongée à travers les méthodes d’écoute et d’espionnage de l’époque. Du James Bond sans gadgets ni courses poursuites à tout bout de champ, quoi. Sauf que finalement, je me suis retrouvée un tantinet déçue, parce que j’en attendais trop. Dès le début, j’ai été très perdue dans l’histoire et quand je pensais enfin bien suivre, je ne comprenais à nouveau plus rien. Il y a beaucoup d’intrigues et de personnages et j’ai eu énormément de mal à comprendre les différents liens qu’il y avait entre eux. C’est dommage, parce que côté style d’écriture et dialogues, j’ai trouvé ça très bien et les personnages m’avaient l’air bien creusé, notamment George Smiley, même si du coup, je n’ai pas pu cerner toutes les petites subtilités. Je réessayerai donc un livre de John le Carré mais en connaissance de cause…