Le Grand Meaulnes, d’Alain-Fournier (1913)

legrandmeaulnesTitre : Le Grand Meaulnes

Auteur : Alain-Fournier

Année : 1913

Genre : Classique

Histoire :

François Seurel a 15 ans et vit à Saint-Agathe avec ses parents instituteurs. Un jour arrive Augustin Meaulnes, 17 ans, surnommé « Le Grand Meaulnes ». François se lie d’amitié avec lui, sans encore savoir que cette rencontre va bouleverser son adolescence.

Critique :

Je ne suis pas une grande amatrice des romans français du XX ème où l’auteur s’inspire de sa propre enfance ou adolescence pour raconter l’histoire d’un jeune garçon qui raconte une histoire d’amitié ou comment se passe sa petite vie au fin fond de la France. Le début n’a pas été pour me rassurer, avec un style d’écriture à première vue assez froid. Et pourtant, Alain-Fournier a finalement réussi à me captiver. Car, en effet, l’écrivain ne fait pas seulement que raconter le quotidien d’un jeune garçon, il réussit à mettre de la magie dans son récit et à nous convaincre que ce que vivent François Seurel et le Grand Meaulnes est une aventure extraordinaire. Au début sceptique, on finit par rentrer totalement dans le jeu et à vouloir découvrir nous aussi où se trouver le « Pays perdu ». Chose qui m’a totalement étonnée, beaucoup de personnages du livre m’ont semblé irréels et du domaine du merveilleux à la fois : Frantz de Galais, totalement fantasque, qui disparaît et réapparaît à sa guise, Yvonne de Galais, apparition pure et surréaliste ou même Augustin Meaulnes, mystérieux, aventurier et passionné, donc finalement figure type de l’adolescent. Tous ces personnages ont fini par m’ensorceler et je me suis attachée à eux tour à tour.  Et pour finir, Alain-Fournier nous offre une fin sublime dont on se souvient…Et pour la triste anecdote, l’auteur lui-même a eu une fin marquante puisqu’un an après l’apparition de son roman, la première guerre mondiale l’a emporté à tout jamais…

« Le Grand Meaulnes » est donc une très belle découverte qui ne fera peut-être pas partie de mes romans préférés mais qui est cependant un livre que je conseillerai à tous, aux jeunes comme aux adultes.

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Notre-Dame de Paris, de Victor Hugo (1831)

notredamedeparisTitre : Notre-Dame de Paris

Auteur : Victor Hugo

Année : 1831

Genre : Classique

Histoire :

A la fin du Moyen-Age, Paris. Des personnages se croisent, passionnément et parfois violemment : la populace parisienne mais surtout la jeune bohémienne Esmeralda, le capitaine Phoebus, l’étrange archidiacre Jehan Frollo et tout en haut de la cathédrale de Notre-Dame, le bossu Quasimodo…

Critique :

Après avoir été durant l’enfance une adepte du merveilleux film de Walt Disney « Le bossu de Notre-Dame », il fallait bien retourner à l’oeuvre de l’origine, en l’occurrence celle de Victor Hugo. De ses romans (et non pas de ses pièces de théâtre ou de sa poésie, soyons bien d’accord!), « Les Misérables » m’avaient un peu rebutée et je n’avais réussi qu’à lire les 70 premières pages. Pourtant,  « Notre-Dame de Paris » était sur ma PAL et elle y est restée comme faisant partie de livres que je voulais à tout prix lire. C’est maintenant chose faite, et je suis bien contente. Victor Hugo, sauf pendant quelques passages un peu longs (surtout lorsqu’on ne connaît pas trop Paris, ses rues, etc…), m’a totalement transportée dans le Paris de la fin du Moyen-Age. Malgré le temps qu’il m’a fallu pour lire son œuvre , c’était un plaisir de se replonger à chaque fois dans le quartier de Notre-Dame de Paris. Forcément, j’avais quelques images du dessin-animé en tête, mais elles m’ont seulement aidé à me représenter l’architecture qu’avait le Paris de l’époque. Car l’histoire, même si elle ressemble au scénario de Disney dans les grandes lignes, comporte cependant beaucoup d’autres personnages et d’autres éléments très intéressants qui rendent le récit encore plus prenant et tragique. Car « Notre-Dame de Paris » est une histoire tragique et terrible, mais aussi sublime et émouvante, par des personnages et surtout des scènes inoubliables qui nous emportent dans un tourbillon d’émotions. Une lecture dont on ne sort pas indemne !

Le Mystère de la chambre jaune, de Gaston Leroux (1908)

lemysteredelachambrejauneTitre : Le Mystère de la chambre jaune

Auteur : Gaston Leroux

Année : 1908

Genre : Policier

Histoire :

La chambre jaune est une chambre totalement close de l’intérieur. Mlle Stangerson y a pourtant été victime d’une tentative de meurtre, et personne ne comprend comment le voleur a pu s’échapper de la pièce. Heureusement, le jeune journaliste Rouletabille raisonne avec le « bon bout de la raison »….

Critique :

Le mystère de la chambre jaune fait partie des romans policiers et des énigmes les plus connus. Après en avoir tant entendu parler et ne connaissant pas le dénouement, j’étais pressée de découvrir la solution du mystère. J’ai pourtant, au début, eu un peu peur. Le narrateur et à travers lui, Gaston Leroux, fait comprendre au lecteur qu’il dépassera l’œuvre de Conan Doyle et que son Rouletabille est plus doué que les autres limiers. Un peu freinée par cette crise de supériorité, j’ai heureusement beaucoup accroché par la suite. Le mystère, bien qu’il soit égal et non pas supérieur à ceux de Conan Doyle ou ceux de cette chère Agatha Christie, est excellent et le style d’écriture permet une lecture fluide et très agréable, qui nous transporte et qui accentue notre curiosité face au mystère. Mais une des grandes force de ce roman est surtout la manière dont Leroux ne nous lâche jamais et nous donne constamment des rebondissements et des moments d’actions, sans les exagérer pour autant. Et ce qui nous surprend le plus, c’est la révélation du nom du coupable. Il faut reconnaître là que Leroux surprend et dévoile le seul nom auquel on n’avait pas pensé. L’explication du « comment » le coupable est sorti de la chambre jaune paraîtra sûrement un peu bancal pour certains, et cela est tout à fait compréhensible. Personnellement, elle m’a convaincue à moitié seulement mais n’a pas pour autant gâcher le plaisir que j’ai eu à lire ce roman, où tous les indices sont très bien parsemés et qui se dévore rapidement.

La Nuit des temps, de René Barjavel (1968)

lanuitdestempsTitre : La Nuit des temps

Auteur : René Barjavel

Année : 1968

Genre : Science-fiction

Histoire : Des scientifiques font une découverte incroyable en Arctique sous terre. Sous la glace, deux corps protégés dans un abri sont trouvés : ceux-ci dorment depuis 900.000. Cette trouvaille va conduire les savants à découvrir une histoire extraordinaire,  la leur tout d’abord, mais aussi une histoire d’amour magnifique et intemporelle.

Critique : Commençons par le seul reproche que l’on pourrait faire au roman, afin d’en être débarrassés : une histoire d’amour que l’on pourrait trouver à l’eau de rose et très idéalisé. Maintenant, je vais faire l’éloge de ce livre, parce qu’il n’est pas possible d’en faire autrement. Dès le début, Barjavel nous captive avec une histoire qui ne nous lâchera pas jusque la fin et qui ne nous épargnera pas de rebondissements en tous genres. Tout est bien ficelé et surtout exprimé clairement et sans (trop de) fioritures. Le style de Barjavel est fluide et permet une lecture claire et agréable : La Nuit des temps fait partie de ces livres que vous allez dévorer en trois jours. L’écrivain n’y fait pas qu’y raconter une histoire d’amour ou d’aventures. On ne manquera pas de s’interroger, après l’avoir lu, sur notre Histoire (avec un grand H) et notre rapport à elle. Barjavel parle également de la science et jusqu’à quels sacrifices et jusqu’où nous pouvons aller pour répondre aux questions scientifiques, mais écrit également sur la « politique internationale ». Il fait d’ailleurs cela avec beaucoup d’humour, à travers notamment le personnage d’Hoover. La Nuit des temps est donc un roman qui lie des moments tristes, d’autres très légers et drôles, et des moments de suspense.

Phèdre, de Racine (1677)

Après une assez longue absence, voici un court article sur une pièce de théâtre (encore !). La semaine prochaine, un article sur Jane Eyre de Charlotte Brontë que j’ai relu récemment…

phedreTitre : Phèdre

Auteur : Racine

Année : 1677

Genre : Théâtre, tragédie

Histoire : Phèdre, malade, va bientôt mourir. Elle est mariée à Thésée, mais confie pourtant à sa nourrice Oenone qu’elle est en fait amoureuse de son beau-fils, le jeune Hyppolyte. On annonce alors la venue du beau-fils et la mort de Thésée, et tout finit par s’enchaîner.

Critique : Je n’avais pas lu de tragédie de Racine depuis longtemps, et celles que j’avais lu jusque là, c’était en lisant une ligne sur deux et en ne comprenant même pas les vers que je lisais. J’ai donc  commencé Phèdre en me souvenant des ennuyeuses heures de lecture au collège. Erreur, car finalement, j’ai lu la pièce de Racine très rapidement et elle m’a beaucoup intéressée. J’ai toujours eu du mal avec les mythes et les dieux grecques, dont l’arbre généalogique m’a toujours paru un mystère impénétrable, où tout le monde est frère et sœur ou père et mère de tout le monde. C’était l’image que je m’en faisais. Eh bien Phèdre me donne finalement envie de découvrir plus la mythologique grecque, de m’y intéresser, si bien que le livre Les Métamorphoses d’Ovide est apparu sur ma PAL en lisant cette pièce.

A première vue, les vers de Racine m’ont paru aussi compliqué à comprendre que quand j’avais 13 ou 14 ans, mais en s’y plongeant bien, on finit par être envoûtés par cette histoire tragique qu’est celle de Phèdre.

Je ne peux donc que vous conseiller de lire cette pièce, surtout si comme moi, les tragédies de Racine ou les mythes grecques vous ont laissé de mauvais souvenirs des cours de français du collège. Les redécouvrir pourraient être une belle surprise…

Le bourgeois gentilhomme, de Molière (1670)

lebourgeoisgentilhommeTitre : Le bourgeois gentilhomme

Auteur : Molière

Année : 1670

Genre : Théâtre, comédie-ballet

Histoire :

Monsieur Jourdain, un bourgeois, veut apprendre les bonnes manières…

Critique :

Le Bourgeois gentilhomme devrait logiquement faire rire. Pourtant, c’est à peine si j’ai décroché un sourire en lisant cette pièce, à quelques répliques comme « Il y a quarante ans que je dis de la prose sans que j’en susse rien ». Le reste du temps, j’ai trouvé l’humour très lourd. Je n’ai pas non plus accroché aux multiples chants glissés dans le pièce. Le Bourgeois gentilhomme a été écrit pour être joué, peut-être la pièce est-elle plus amusante sur scène…

Un des points forts de cette comédie, cependant, est la critique très explicite du comportement des bourgeois. Monsieur Jourdain est d’une grande naïveté et d’un ridicule absolu.

En définitive, une pièce de théâtre dont j’attendais beaucoup, et qui m’a finalement beaucoup déçue.

La Dame aux camélias, d’Alexandre Dumas fils (1848)

ladameauxcameliasTitre : La Dame aux camélias

Auteur : Alexandre Dumas fils

Année : 1848

Genre : Romance, classique

Histoire :

Armand Duval, un jeune bourgeois, tombe un jour amoureux d’une courtisane nommée Marguerite Gautier. Cet amour est réciproque mais leur histoire d’amour devient vite impossible…

Critique :

La Dame aux camélias est considéré comme le chef d’œuvre d’Alexandre Dumas fils et fut inspiré par son histoire d’amour avec la courtisane parisienne Marie Duplessis. Ce roman est vraiment un grand classique français à ne pas manquer, qui a d’ailleurs inspiré le non moins célèbre opéra de Guiseppe Verdi, La Traviata.

L’histoire d’amour entre Armand Duval et Marguerite Gautier est vraiment très belle, bien qu’impossible. C’est là l’enjeu du récit : comment pourraient-ils « échapper » aux conventions pour vivre leur amour pleinement ? En plus de cette histoire romantique, c’est donc une peinture impressionnante de la vie mondaine parisienne qui est faite par Dumas fils. Celui-ci aborde aussi le sujet des courtisanes de l’époque, qui vivaient grâce aux « dons » de leurs riches amants. Justement, dans La Dame aux camélias, Marguerite devrait renoncer à cela et à son coûteux train de vie. Mais cela suffira-t-il ? Dans ce roman, les deux amants doivent donc choisir entre la « raison » et la passion.

La seule chose que je regrette après la lecture de La Dame aux Camélias, ce sont les nombreux « je te quitte moi non plus » qui m’ont rapidement lassée. Tout au long du livre, des problèmes viennent entraver les projets amoureux de Marguerite et d’Armand, et à chaque fois, ce sont des fuites, des pleurs, des retrouvailles.

Le roman d’Alexandre Dumas fils reste cependant un très beau récit, court et facile à lire que je vous encourage à découvrir si vous ne l’avez encore jamais lu.

A noter également que beaucoup de grandes actrices ont interprété le rôle de Marguerite Gautier dans des adaptations du livre :

  • Sarah Bernhardt en 1912, dans un film d’André Calmettes et Henri Pouctal
  • Greta Garbo dans le film « Le Roman de Marguerite Gautier », de George Cukor (1936)
  • Abel Gance en a également fait un film en 1934

Ainsi que bien d’autres adaptations avec Isabelle Huppert ou Lillian Gish.

Le film « Moulin Rouge » de Baz Luhrman avec Nicole Kidman et Ewan McGregor (2001) s’en inspire très librement.

« Art », de Yasmina Reza (1994)

artTitre : « Art »

Auteur : Yasmina Reza

Année : 1994

Genre : Théâtre

Histoire :

Serge, Marc et Yvan sont amis. Serge achète un jour un tableau blanc. Celui-ci va déclencher une dispute entre les trois hommes.

Critique :

J’ai parlé dans l’article précédent sur L’île des Esclaves des découvertes littéraires qu’on pouvait faire grâce aux cours de français. « Art » fait maintenant partie des pièces qui m’ont très agréablement surprise. Cette pièce très courte (moins de 100 pages, on la lit en une heure, le temps d’un trajet en train) est celle qui a fait connaître l’auteur Yasmina Reza dans le monde entier. Elle a été jouée par de très grands acteurs français comme Fabrice Luchini, Jean-Louis Trintignant, Pierre Arditi, Pierre Vaneck et Jean Rochefort, mais a été mise en scène partout, en Angleterre, aux Etats-Unis, au Japon en passant par l’Afrique du Sud. La pièce a d’ailleurs été traduite en trente-cinq langues.

En plus d’être très comique, « Art » pousse à la réflexion de ce qu’est l’Art contemporain et le goût des autres. Ce tableau blanc à deux cents mille francs est beau pour Serge, mais pas Marc. Yvan, qui pense à son futur mariage, essaie d’être neutre et de ne pas se mettre ses deux amis à dos. Au fur et à mesure, la pièce va crescendo et la dispute devient de plus en plus violente.

Pour le plaisir, voici un extrait de la représentation de la pièce de Patrice Kerbrat, en 1994, avec les immenses Fabrice Luchini, Pierre Vaneck et Pierre Arditi, qui nous offre une tirade de quatre minutes exceptionnelle et hilarante…

L’île des esclaves, de Marivaux (1725)

liledesesclavesTitre : L’île des esclaves

Auteur : Marivaux

Année : 1725

Genre : Comédie (Théâtre)

Histoire :

Iphicrate, Euphrosine et leurs esclaves Arlequin et Cléantis sont tous naufragés sur l’île des esclaves. Trivelin, un habitant de l’île, annonce aux esclaves qu’ils vont pouvoir échanger leur nom et leur situation avec ceux de leur maître. Ceux-ci deviennent esclaves de Arlequin et Cléantis…

Critique :

Les livres que j’ai à lire pour le cours de français m’ont déjà réservé de très bonnes surprises. Des lectures « forcées » de grands classiques qu’on aurait jamais pris le temps de découvrir par soi-même se révèlent parfois être des œuvres magnifiques qui finissent dans la liste de nos préférées. Et puis parfois, c’est une vraie torture que de devoir les lire et on passe son temps à regarder le nombre de pages qui nous reste. Malheureusement, L’île des esclaves a fait partie pour moi de cette dernière catégorie. Dieu merci, c’est du rapide à lire et en une heure, on peut déjà passer à autre chose. La fin de la pièce est plutôt brutale, tout s’arrange en « deux ex machina », tout va bien dans le meilleur des mondes et tout le monde est vertueux.

L’an dernier, j’avais vu la mise en scène de Christine Berg, et je dois dire que, très plate, elle ne m’avait pas tellement mis l’eau à la bouche non plus.

Je m’arrête déjà là pour cette critique. L’île des esclaves n’est pas une œuvre très inspirante et dont la seule raison que je puisse trouver pour la lire est la curiosité de la découvrir pour pouvoir la juger par soi-même.

Le rapport de Brodeck, de Philippe Claudel (2007)

lerapportdebrodeckTitre : Le rapport de Brodeck

Auteur : Philippe Claudel

Année : 2007

Genre : Réaliste

Histoire :

Brodeck vit avec sa famille dans un petit village isolé du monde. La guerre s’est terminée et durant celle-ci, il a vécu d’horribles choses. Maintenant, il travaille en faisant des rapports sur la faune et la flore mais un jour, les hommes de son village lui demande d’en écrire un sur un terrible événement qui vient d’avoir lieu au village…

Critique :

Philippe Claudel, auteur des Âmes grises ou encore de La Petite fille de Monsieur Linh, a gagné le prix Goncourt des lycéens en 2007 pour son livre Le rapport de Brodeck. Il nous plonge dans une histoire étrange, dure parfois à cause de ses descriptions, mais dont on ne connaît ni le lieu ni la date exacte. Le récit évoque fortement la deuxième guerre mondiale et donc l’Allemagne, mais ce qui est raconté est intemporel et pourrait valoir pour toutes les époques, dont la nôtre. Le roman de Philippe Claudel envoie un message. A travers le rapport qu’écrit Brodeck au fil des pages et qu’on tient en fait entre nos mains, il y a un témoignage. Le témoignage d’un homme qui a vécu l’intolérance, le racisme et l’antisémitisme.

« Raconter est un remède sûr », dit-on dans le roman, alors Brodeck raconte, nous parle de ce qu’il vit et de ce qu’il a vécu. Il nous dépeint la haine que les gens ont pour les étrangers, cette haine dont il a été victime pendant la guerre et qu’il voit encore. Elle est terrible, brutale, violente.

Le sujet est très fort, me direz-vous, et je le reconnais, mais ce n’est pas pour autant que j’ai réussi à totalement m’immerger dans le roman, en particulier au début. Le personnage principal, Brodeck, parle de choses qui se sont passées à deux époques différentes, s’éloigne souvent de son sujet, et on a bien du mal à suivre parfois. L’histoire « part un peu dans tous les sens », en fait. Pour ce qui est du style d’écriture, j’ai mis aussi beaucoup de temps à m’y faire et en relisant des passages, je me rends compte que je n’arrive toujours pas à l’apprécier. Comme il s’agissait d’une lecture obligatoire pour le cours de français, je l’ai terminé, mais péniblement.

Contrairement à beaucoup de critiques littéraires et de lecteurs qui l’ont adoré, je n’ai été que très peu touchée par ce roman, malheureusement. C’est donc une petite déception pour ce début d’année.